dimanche 29 mai 2011

I'M NOT HERE

Today one of those who are able to rumble spirit and soul, is past away.





GIL SCOTT HERON / A3 / encre de chine / plume atome






Please remember his last advice...

LISTEN TO IT FOR THE FIRST TIME UNDER OPTIMUM CONDITIONS.

Not in your car or on a portable player through a headset.
Take it home.
Get rid of all distractions, (even her or him).
Turn off your cell phone.
Turn off everything that rings or beeps or rattles or whistles.
Make yourself comfortable.
Play your CD
LISTEN all the way trough.
Think about what you got.
Think about who would appreciate this investment.
Decide if there someone who share with it.
Turn it on again.
Enjoy yourself.

GIL SCOTT HERON
1949 / 2011

dimanche 22 mai 2011

CE QUE PENSENT LES HOMMES QUE VEULENT LES FEMMES

LADY GOGOL / A3 / encre de chine / plume atome




Je sais pas pourquoi, mais là il faut encore que je bave sur un truc.
Allez, aujourd'hui ce sera sur la déferlante Girly dans l'illustration tiens.

Alors, si au départ cette tendance sonne vraiment comme le renouveau du genre qu'affectionnait KIRAZ, (Jour de France, Playboy, Canderel...) elle marque aussi et surtout le débarquement en masse des filles sur la scène de l'illustration et ça c'est bien. Nan parce que Kiraz il a beau tourner autour des femmes, il le fait un peu comme un homme et le doute est permis quant à sa légitimité/bienveillance/pertinence (rayez les mentions inutiles).

Bref comme son nom l'indique, "girly" c'est un style graphique tendance et dynamique réalisé par et pour les femmes.
Pourtant, bien qu'à présent la forme soit franchement mieux roulée, le fond lui reste le plus souvent toujours gaulé façon Mimile en calbute. Cette faute de goût est d'autant plus étonnante que la plupart des celles qui œuvrent dans ce genre se revendiquent reines du bon goût et autres prêtresses de la hype.

Mais c'est peut-être justement là que se situe le gros point faible du mouvement girly.

Si je dis ça, c'est que les mecs sont généralement caricaturés en fans de foot, de bières, de bagnole et de cul, et que le girly powa a tendance à faire la même chose avec des nanas qui s'enferment dans le rôle d'accros aux shopping, aux animaux de compagnie, aux bébés (même si c'est un peu pareil) et au cul.
En résumé on à beau être passé d'un homme qui parle de femmes, à des femmes qui parlent de femmes, ça ne change visiblement pas grand-chose sinon un peu moins de condescendance et la possibilité d'une certaine dérision souvent mal exploitée.

Un autre truc chiant avec cette tendance, c'est la fascination qu'elle génère : beaucoup semblent croire qu'il suffit de suivre le mouvement pour être originale, ou pire, assumer une féminité qui reste de façade, sans compter que niveau originalité et maîtrise, c'est les soldes au rayon style et y'en aura pas pour tout le monde.
Bien sûr, rien ne m'oblige à aller sur les blogs de filles et à les critiquer de la sorte, seulement voilà, comme je suis un p'tit curieux qui s'intéresse à tout ce qui touche au dessin (surtout à ceux des filles), je ne peux pas m'empêcher d'aller voir. Et puis je vais pas critiquer sans connaître mon sujet non plus, j'suis pas analyste politique.
D'ailleurs je ne citerai pas ces bloggeuse que je suspect d'être de sacrée pompeuse (de style hein), plutôt que de leur faire de la pub en plébiscitant ce travail de copiste je préfère rendre hommage à de vrai ladies, comme Margaux MOTIN , Chhuy-ing, ou Colonel moutarde qui, elles, sont vraiment terribles dans le registre Girly.

Enfin, ce n'est pas non plus parce que tu es une fille qu'il faut te sentir obligée de dessiner comme une fille, regarde MALIKI par exemple…elle…heu…hum...
Nan mais bon, soyez sympa les filles, essayez d'être originales, sachez que du fond à la forme il est possible d'exister sans recourir à un graphisme sexué ni à une ablation (totale ou partiel) du cerveau.
Claire BRETECHER, Florence CESTAC, Marjane SATRAPI, ou TANXX par exemple, ce sont bien des femmes, et pourtant ô surprise, elles ne parlent pas de sac à main pour autant.
Au contraire, en arborant une vision personnelles des choses, elles permettent d'appréhender un point de vue féminin, parfois de faire tomber certains tabous, et même, pourquoi pas, de faire évoluer certaines mentalités.
Voilà qui pourrait aider bien des hommes à comprendre ce que peuvent bien ressentir ces satanés gonzesses.

samedi 21 mai 2011

BAISSE TA CULOTTE, C'EST MOI QUI PILOTE

COMICSPLOITATION / A3 / encre de chine / plume atome




Dans le registre "Touchez pas aux institutions mais plutôt au grisbi", abordons aujourd'hui le brûlant sujet de l'exploitation de licence. Qu-est-ce donc que l'exploitation de licence, mon bon ami, sinon la vampirisation jusqu'à l'os d'un concept qui a financièrement fait ses preuves et que l'on ressort de temps à autres, histoire de voir si y'aurait pas encore un peu de moelle à gratter ? Bref un truc qui coûte par trop cher et qui peut si possible encore rapporter.

Bien qu'en théorie l'idée de donner suites aux aventure de nos héros favoris ne soit pas pas nécessairement déplaisante, il faut reconnaitre que dans la pratique c'est souvent une autre chanson.

Même si la menace écologique qui semble actuellement planer sur nos têtes nous incite de plus en plus à limiter nos productions et en recycler un maximum, je ne pense pas qu'il faille pour autant appliquer cela aux produits culturels.
Malheureusement il semble que ce soit ce qu'aient compris bon nombre de grosses enseignes d'édition puisqu'au delà de leur pratique d'un tri sélectif déjà hors du commun, elles affichent à présent une frilosité à te rétracter si intensément la calotte que même le Pôle Nord en frisonne. Bref maintenant on prends plus de risque, on fait du neuf avec du vieux.

Bien entendu, il est stupide de nier l'importance que la dimension financière représente dans toute structure commerciale et si l'exploitation de licence est sans nul doute l'un des meilleurs moyens pour permettre à une entreprise de se constituer un fond de roulement, ce capital ne devrait logiquement servir qu'a investir sur l'émergence de nouveaux talents,

En même temps pourquoi se faire chier à courir un risque pareil ?
Avec L'inventivité ou l'originalité, on n'est jamais vraiment sûr du retour sur investissement, tandis qu'une œuvre à succès, c'est la garantie d'un gain tranquille, y'a juste à la déter… pardon à la relooker, un peu.

Cette opération est d'ailleurs d'autant plus intéressante que le créateur n'est même plus là pour nous ennuyer avec sa vision des choses, et que du moment que l’œuvre et la hauteur du montant sur le chèque sont respectés, les descendants vendent volontiers leurs accords.
Bref pourquoi s'emmerder avec un "artiste" vivant qui coûte cher, qui va vouloir créer et dont il va en plus falloir attendre la mort pour savoir s'il rapporte, alors qu'il est tellement plus simple et rentable de reprendre l’œuvre des créateurs passés !


D'ailleurs c'est décidé, moi je relance la licence de PILOTE, avec une vision d'Asterix plus dans l'air du temps, genre manga avec des héroïnes à gros nichons qui se binge drinke la gueule avec des guest avant d'aller se tripoter en club échangiste, mais attention hein, tout ça en…respectant l'esprit initial bien sur !

mardi 17 mai 2011

SCHTROUMPF ALORS !

On m'aurait menti ?


SMURFETTE / A3 / encre de chine / plume atome


C'est à l'occasion de la sortie prochaine d'un film dont je ne doute pas de la teneur garantie en débilité que la trappe du souvenir s'est soudain ouverte sous mes pieds.

Haaa Les Schtroumpfs, bande dessinée pour enfant qui vue aujourd'hui avec des yeux d'adulte ressemble vraiment à un sympathique pamphlet contre les femmes, comme une invitation aux tabous, ainsi qu'une ode édifiante à la vie communautaire masculine... Bref mes amis, soyez les bienvenus dans un univers joyeux où l'onirisme n'a d'égal que la beauté de la ligne délicate qui trace les contours gras de cette œuvre.
Bien sur, certains vont sans doute s'enflammer à me voir ainsi critiquer cet enfantin souvenir, mais soyons lucide, le souvenir là, il est un peu mâtiné de merde!
Rappelez-vous; dans les grandes lignes, les schtroumpfs, c'est d’abord un village uniquement peuplé de minuscules mecs bleus se baladant la queue à l'air et prônant l’isolationnisme, le protectionnisme et le secret, sans compter que leur ennemi juré est une transposition masculine de la mère de Gargantua(vous savez l'incarnation rabelaisienne du jouisseur et de l'humaniste), avouez que ça donne matière à réflexion !

Mais le pire, c'est lorsque Peyo décide de créer un personnage féminin.
Cette naissance se fera donc par l'entremise du propriétaire d'Azrael, (encore une sympathique référence religieuse), Gargamel, la personnification du diable.
Ainsi, la schtroumpfette est-elle le fruit d'une expérience diabolique, elle est l'incarnation du mal et nous voilà au cœur du problème.
La femme devient donc ici un pantin dont l'origine biologique se résume à un tas d'ingrédients bien dégueulasses. Alors les filles, vous vous reconnaissez bien dans cette définition, nan ?

Mais attendez c'est n'est pas tout, puisque la schtroumpfette, cette petite catin des bois, a une mission à accomplir, mission qui consiste à assumer son statut de femme, bref à semer le trouble dans l'esprit des hommes. Mais, là où l'affaire se corse pour notre Peggy la cochonne, c'est lorsque celle-ci s’aperçoit qu'on vient de la parachuter au beau milieu d'une espèce de gay-pride, où règne un schtroumpf coquet visiblement mal à l'aise face à cette concurrence, lui d'habitude si "ouvert" pourtant.

Bref, comme les schtroumpfs c'est un peu une bande de moines qui acceptent la différence à condition qu'elle corresponde à leurs critères, on peut alors aisément comprendre que leur doyen voit dans cette créature à l'identité incertaine une menace potentielle à l'équilibre de sa société masculine idéale.
Ainsi le vieux décide t-il de résoudre le problème, en faisant de cette souillon le sujet d'un bon plan transformiste et hop l'affaire est réglée, maintenant la schtroumpfette est blonde, conne, il ne lui reste plus alors qu'à aller cueillir des fleurs dans la campagne et à ne plus déranger les paisibles ébats de ses charmants nouveaux amis !

J'ignore quelles pouvaient être les motivations de Peyo lorsque lui vint l'idée de créer les schtroumpfs, mais force est de reconnaitre qu'il a parsemé sa série de thèmes relativement gratinés en second degré de lecture, voire même en premier.
Fut-il victime d'une éducation religieuse vraiment tatillonne, fut-il inverti, soumis au joug d'une société encore peu tolérante à son égard, avait-il une quelconque animosité à l’égard de la gente féminine, je ne saurais dire, mais très franchement je déconseillerais cette lecture aux enfants, finalement c'est plus intéressant adulte.

Si vous êtes sage, la prochaine fois on abordera le sujet du schtroumpf noir !

lundi 16 mai 2011

FROM HELL

Un vieux projet de BD remis à jour le temps d'une illustration.


FROM HELL / détail


ATTENTION.
En raison du format d'image l'affichage sur le blog est disons "compliqué", alors pour voir cette illustration en plus grand...bah il faut cliquer sur les images en dessous !


FROM HELL / colorisation photoshop


FROM HELL / original 84x29,7 / encre de chine / plume atome


Seeya...

dimanche 8 mai 2011

FIRE WALK WITH ME

Haaaa... la télévision... Même si ce sentiment ne dure guère, il est vrai que parfois je regrette de ne plus l'avoir. Mais pourquoi ce petit regret, me direz-vous ?
Tout simplement parce que parfois il y a des trucs biens dedans, comme par exemple TWIN PEAK

Bon, si j'admets volontiers que les séries ne sont franchement pas ma tasse de thé, je ferai ici largement exception, puisque celle-ci est à voir absolument. D'une part pour ce qu'elle a initié dans le genre, mais aussi et surtout pour son originalité.
Allant de l'enquête policière, à la science-fiction, en passant par le fantastique et même le soap opera, cette série est sans nul doute possible la mère de toutes les séries moderne.
Disposant d'un scénario inventif et d'une galerie de personnages plus étranges les uns que les autres, vous y découvrirez tous les éléments dont s'inspire la plupart des productions actuelles, avec une bande son excellente en prime.
Cela dit, pour ne pas gâcher davantage le plaisir de ceux qui viendraient à découvrir cette série, je ne dirai rien de plus, sinon peut-être que cette série datant des années 80, elle prend tout de même un petit coup de vieux visuellement (costumes, coiffures, image...), par contre niveau effets visuels (en plateau s'il vous plaît) ça envoie encore du bois, il y a juste ce qu'il faut là où il faut, ça participe à l'ambiance !
 

Donc pour tous ceux qui possèdent encore une télévision, sachez que ARTE rediffuse actuellement cette série, pour les autres cliquez donc sur l'image.





FIRE WALK WITH ME / A3 / encre de chine / colorisation Photoshop




Pour les plus feignants, sachez qu'il existe un long métrage "FIRE WALK WITH ME" mais sachez aussi qu'il s'agit davantage d'un long prologue à la série plutôt qu'un véritable film, donc si vous le regardez sans connaître les tenants et aboutissants des thèmes abordés dans TWIN PEAKS, vous risquerez de trouver ça un brin incompréhensible voire chiant, d'autant plus qu'un élément majeur y sera dévoilé et il risque bien de vous gâcher un peu le visionnage de la série... cela étant, à bientôt !




Original A3 / encre de chine / plume atome

vendredi 6 mai 2011

FUCKING A

Parce que AKIRA c'est hallucinant visuellement,
Parce que Otomo est un malade mental,
Parce que l'univers de cette Manga est complètement incroyable,
et parce que 20 ans après j'ai enfin compris plein de trucs en la relisant !




Mise en couleurs Photoshop







Voici donc un humble hommage à ce chef-d’œuvre
(ouais comme j'ai des crampes pas possible à la main ça m'a fait penser à Tetsuo c'est pour ça...)





Original A3 / encre de chine / plume atome.






Au sujet de l'enchère du dessin de bannière, elles est terminée et je m'occupe de tout ça bientôt.